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L’avantage des applications foliaires de nutriments pour les cultivateurs d’agrumes égyptiens

L’Égypte devient un important exportateur d’agrumes, qui dispose de nouvelles cultures extensives sur des surfaces étendues. Les marchés d’exportation sont l’UE, les États-Unis, l’Arabie saoudite, la Jordanie, l’ancien bloc de l’Est et les pays d’Extrême-Orient tels que la Chine, la Malaisie, la Thaïlande, la Corée et le Japon. Une exportation viable nécessite cependant une qualité supérieure caractérisée par l’absence de marques sur les fruits, une haute teneur en jus, une peau d’un bel aspect et un bon rapport peau/pulpe, ainsi qu’un rapport teneur totale en solides solubles / acidité satisfaisant. Par conséquent, répondre à des normes de qualité et de production supérieures pour les agrumes en Égypte représente un nouveau défi pour des cultivateurs habitués à un marché local bien moins exigeant mais peu rémunérateur. L’orange Valencia est le principal type d’agrume cultivé et suscite le plus grand intérêt à l’exportation. Diverses variétés de mandarines viennent ensuite (Fig. 1).

Figure 1. Orangers Valencia espacés à raison de 7 pour 5 m2 dans l’Ouadi Natroun, en Égypte.

Passer à une densité de culture plus élevée représente une opportunité. Dans ce verger, le rendement avoisine 16 t pour 4 200 m2 (un feddan) mais 30 t par feddan sont facilement atteignables par les cultivateurs qui fertilisent et irriguent cette culture de manière optimale. Le pourcentage d’exposition lumineuse de la canopée et la durée quotidienne, et le bon rapport entre la canopée et la surface au sol présentent également des conséquences manifestes sur la production.

Bien que les cultivateurs bénéficient de programmes sur mesure de fertirrigation liquide et solide fournis par Centech, Yara Egypt et MSF, il est possible d’atteindre une qualité et une productivité supérieures au moyen d’un programme additionnel de fertilisation foliaire.

Un traitement « de choc » par pulvérisation d’urée à faible teneur en biuret (1 kg pour 100 L) augmente l’intensité de la floraison donc le rendement. Des pulvérisations d’Ultrasol® K ou d’Agromore 6-6-43 (précisément, du nitrate de potassium) quand les fruits mesurent entre 15 et 25 mm de diamètre présentent l’avantage spécifique d’augmenter la taille des fruits. Les cultivateurs appliquent Ultrasol® K par pulvérisation de couverture complète à une concentration de 3 %. Un dosage à 4 % brûle souvent l’extrémité des feuilles. Un plissage (les lignes de creusement sous-épidermique sont courantes quand la peau est fine) et un craquèlement (associé à des problèmes de développement de la paroi cellulaire) moindres ont également été observés suite à ces pulvérisations. Des pulvérisations d’Ultrasol® Calcium (précisément, du nitrate de calcium) à 1 kg pour 100 L réduisent également l’incidence du craquèlement et du plissage. En Égypte, en raison du pH du sol supérieur à 7,3, l’ajout de cocktails d’éléments traces (Ultrasol® micro Rexene® ou Tenso Cocktail) est recommandé. Un dosage d’au moins 500 g pour 1 000 litres doit être appliqué. Les résultats de l’analyse des feuilles sont particulièrement importants pour établir la nécessité de ces pulvérisations. Il est difficile d’apporter suffisamment de potassium par fertirrigation, en particulier pour obtenir des fruits de qualité supérieure en raison de leurs besoins relativement élevés en potassium (Fig. 2).

Une carence des oranges Valencia en éléments traces est couramment observée si le complément en éléments traces n’est pas entièrement fourni en continu au niveau des racines (Fig. 3). Le Fe-EDDHA, le Cu-EDTA, le Mn-EDTA, le Zn-EDTA, l’acide borique et le molybdate d’ammonium sont les formes efficaces. Combiner la pulvérisation foliaire à un apport au sol bien équilibré et complet offre une opportunité claire aux cultivateurs d’agrumes égyptiens d’accroître leur production et leur qualité. De nouvelles exigences de qualité liées à la nécessité d’exporter ont été reconnues.

Figure 2. Consommation de N, P, K Ca, Mg, et S des oranges Valencia de qualité supérieure de la nouaison à la récolte (Oosthuyse, 2002). Le nitrate de potassium assure mieux la suffisance de l’apport en K que le sulfate de potassium ou le chlorure de potassium, par pulvérisation comme par fertirrigation.

Figure 3. Carence en Fe et en Zn observée sur les nouvelles pousses d’orangers Valencia en raison de l’interruption momentanée de l’apport en éléments traces.

 

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