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Substitution du chlorure de potassium (MOP) par du Qrop® K dans l’intérêt des cultivateurs d’oignons indiens

L’oignon est l’épice prisée dans le monde entier pour agrémenter les plats. L’oignon entre également dans la composition d'épices sous forme de poudre et de flocons dans le secteur agro-industriel. En Inde, il représente l’une des plus importantes productions horticoles commerciales, cultivée sur une surface de 1,2 million d’hectares, pour une productivité moyenne de 16 t/ha. L’oignon est une culture des saisons fraîches, et se récolte de préférence avant le début de la saison très chaude. Il est produit toute l’année sur le territoire indien, mais les agriculteurs de chaque région choisissent le moment optimal pour le cultiver. De manière générale, cette culture est irriguée par inondation.

Figure 1. Visite de l’essai I le 13 avril 2016. De gauche à droite : M. Fere (Responsable du développement commercial, Asie du Sud), cultivateur, et M. Pingle (agent de terrain). 

Le gouvernement indien remplace le chlorure de potassium (MOP), et le bas prix de Qrop® K est le principal critère incitant les cultivateurs à choisir ce dernier comme source de K. L’oignon a été sélectionné comme culture de démonstration dans le cadre d’un essai visant à convaincre les cultivateurs que l’investissement dans du nitrate de potassium, plus onéreux, comme source optimale de K, serait compensé par un rendement escompté supérieur et une production de meilleure qualité. Les raisons pour lesquelles l’oignon a été sélectionné sont la surface importante consacrée à sa culture, ainsi que deux questions d’agronomie auxquelles le nitrate de potassium perlé (Qrop® K) serait particulièrement en mesure de répondre :
1.    La première est que l’oignon est une culture sensible au chlore, et une source de potassium sans chlore est supposée offrir un grand avantage en termes de rendement.
2.     La deuxième est une question de sécurité à prix bas compte tenu de la fluctuation des prix du marché. Les cultivateurs souhaitent être plus à même de contrôler le moment de la récolte, ce qui tend à orienter la pratique agricole vers une irrigation au goutte-à-goutte. Actuellement, 1 à 2 % des cultures d’oignon sont irriguées au goutte-à-goutte. Qrop® K est facile à utiliser comme fumure de fond et en épandage en couverture dans les systèmes d’inondation et de goutte-à-goutte.

Figure 2. Récolte de 100 m2 de la surface traitée de l’essai I.

Figure 3. Observations concernant le rendement de l’échantillon prélevé d’une surface de 100 m2, par le Dr Yogesh Kadam, Agronome CSQM. 

Figure 4. Différence de taille de couleur avec le traitement de l’essai I. Les oignons traités au nitrate de potassium perlé (QropTM K) sont visiblement plus gros et d’une couleur pourpre plus intense que les oignons du traitement témoin récoltés. 
 

Pour démontrer l’avantage de Qrop® K pour les cultivateurs d’oignons, SQM et Coromandel SQM Pvt. ltd (Inde) ont organisé des essais dans le district de Pune, État du Maharashtra. La coordination des essais a été assurée par Dattatray Fere. L’État du Maharashtra représente 30 % de la surface de culture et de la production des oignons dans le pays.
Les objectifs suivants ont été définis pour ces essais :

•    Étudier l’efficacité de Qrop® K sur l’oignon en vue d’augmenter le bénéfice économique du cultivateur par rapport à la pratique courante.
•    Étudier l'effet de Qrop® K sur l’amélioration des cultures les paramètres de qualité des oignons tels que la taille, la couleur et le poids de chaque bulbe, et le nombre d’oignons qui tiennent dans un cageot.
•    Étudier l’effet du remplacement du MOP par Qrop® K, pour couvrir 50 % ou 100 % de l'apport total en potassium.
•    Étudier l’effet de deux dosages de l’apport total en K moyennant un remplacement partiel du MOP par Qrop® K.

Les essais ont été conduits dans deux localités de l’État du Maharashtra (Tableau 1). Les essais ont démarré à la saison rabi, c’est-à-dire en janvier 2016, et les récoltes ont eu lieu en avril 2016. L’essai I a consisté en trois traitements, et l’essai II en deux traitements. Les essais ont porté sur la variété d’oignons Fursungi sur du sol noir à coton à forte teneur en argile et au pH compris entre 7,2 et 7,6. L’apport en NPK selon la pratique des cultivateurs s’appuie sur les recommandations du « Directoire du centre de recherche sur l’ail et l’oignon ». L’apport recommandé pour les oignons cultivés à la saison rabi (fraîche) est 110/40/60 (N/ P2O5/K2O) par hectare. L’azote est réparti en trois applications égales, à savoir 10, 30 et 45 jours après repiquage, et le K2O est divisé en deux parts égales, à 10 jours et 45 jours après repiquage.

Tableau 1. Détail des deux essais conduits dans deux localités du Maharasthra.

Les essais ont clairement démontré l'avantage du nitrate de potassium comme source privilégiée de K pour les oignons par rapport au MOP. Tous les traitements utilisant Qrop® K ont produit un rendement supérieur à ceux des traitements témoins des cultivateurs avec du MOP comme unique source de K (Tableau 2). L’augmentation de l’apport total en potassium, avec 67 % de K fourni par Qrop® K (essai I, traitement 3), a produit la plus forte augmentation de rendement (32 %). À dose égale en K, le rendement a augmenté de 27 % par rapport à la pratique des cultivateurs sous l’effet du remplacement de 50 % du K total par le nitrate de potassium fourni par Qrop® K dans le cadre de l’essai I, et de 17 % sous l’effet du remplacement de 100 % du MOP par Qrop® K dans le cadre de l’essai II.

L’augmentation du rendement a principalement résulté de la plus grande taille des oignons. Les cultivateurs indiens favorisent les oignons de plus grande taille, car cela réduit le nombre d’oignons par cageot et les rend plus attrayants sur les étals des marchés.

Tableau 2. Résultats des essais en matière d’agronomie. Le rendement a été déterminé sur des parcelles de 100 m2 par traitement. Le nombre moyen d’oignons par cageot et le diamètre des bulbes ont été déterminés sur la base d’un échantillon de 10 cageots ou bulbes d’oignons.

Le coût du K augmente avec Qrop® K, pour atteindre un maximum de 12% du coût total de culture si le MOP est remplacé en totalité par le nitrate de potassium (Tableau 3). Au prix de 10 000 roupies/t (~150 $US/t) et à raison de 60 kg de K2O par hectare, le seuil de rentabilité de ce surcoût est de 1 t/ha si tout le potassium est fourni par Qrop® K, et de 0,4 t/ha si 50 % du potassium est fourni par Qrop® K. L’utilisation de nitrate de potassium a produit un rendement supérieur de 6 t/ha (Tableau 2), ce qui montre que ce seuil de rentabilité a été atteint avec facilité.

Le bénéfice net des cultivateurs a augmenté de 44 %et de 39 % par contre la pratique des cultivateurs sous l’effet de l’épandage de Qrop® K à la place du MOP dans l’essai I, même si le prix potentiellement plus élevé des oignons de plus grande taille n’est pas pris en compte. Dans l’essai II, le bénéfice net des cultivateurs a augmenté de 19 % avec un apport en K totalement assuré par Qrop® K à la place du MOP. 

En conclusion, il a été démontré que le nitrate de potassium est la source de K privilégiée pour les oignons en Inde. Les résultats de ces essais aideront à convaincre les cultivateurs que l’investissement dans une nutrition optimale est rapidement rentabilisé par la plus grande quantité et qualité de leur production.

Figure 5. Essai II avec le cultivateur et le personnel de terrain. L’établissement des cultures d’oignons traitées au nitrate de potassium (traitement 1) est visiblement meilleur, avec des plants de plus grande taille et d’un vert plus foncé.

Figure 6. Différence visible entre la parcelle traitée et la parcelle témoin au moment de la récolte de l’essai II. La partie supérieure des oignons cultivés selon la pratique des cultivateurs (devant) tombe déjà, signe que le bulbe est mûr, tandis que la parcelle traitée au nitrate de potassium (derrière) est encore verte.

Tableau 3. Résultats des essais en termes d’économie. Les recettes brutes ont été calculées sur la base du rendement en oignons en t/ha pour un prix moyen de 10 000 roupies (~150 $US) par tonne. L’augmentation du prix liée à l’amélioration de la qualité n’a pas été prise en compte. Le coût de revient total des cultures a été calculé sur la base des frais effectifs engagés par le cultivateur sur chaque site de l’essai pour : les semis et le repiquage, le coût en engrais et en fumier, la protection des plants, la main-d’œuvre et les opérations interculturelles.

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